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Jour 11 Vendredi 7/10/16 - CAO BANG / CHUTES DE BAN GIOC / CAO BANG 2 h 12

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Cao Bang : les soldats sacrifiés d’Indochine

http://www.france5.fr/et-vous/Franc...

  • Fabrice d’Almeida s’intéresse à un épisode de la guerre d’Indochine passé sous silence : le désastre de Cao Bang. En 1950, l’Etat français ordonne l’abandon de cette ville au nord du Vietnam. Mais l’ennemi frappe et neuf bataillons français sont anéantis. Cette offensive meurtrière marque un tournant dans le conflit.
  • Entretien avec Bernard George, auteur-réalisateurQue raconte votre film ? Bernard George : Il revient sur un épisode clé de la guerre d’Indochine en raison de l’ampleur des combats, et pourtant peu connu. Une bataille qui marque la transformation radicale de la nature du conflit indochinois. En 1949, avec la victoire de Mao Tsé-toung et de la Chine communiste, le Viêt-minh bénéficie de l’encadrement et du soutien des Chinois. A partir de là, ce qui était une guérilla avec le Corps expéditionnaire français va devenir un conflit moderne en pleine guerre froide. Ce désastre militaire, avec de nombreux morts et disparus, porte en germe ­l’effondrement de l’empire colonial français. Que s’est-il passé exactement ? B. G. : Le long de la route coloniale n° 4 (RC 4), il y avait des postes fortifiés et, tout au bout, la petite ville de Cao Bang, entourée par un fleuve, avec une citadelle construite par les Français. Elle permettait de contrôler les communications entre le Vietnam du Nord et la Chine. Mais, au fur et à mesure de l’avancée des combats, les moyens français n’étaient plus suffisants et le Viêt-minh s’équipait de plus en plus. Cela devenait compliqué de tenir cette route. A l’automne 1950, on a alors décidé d’évacuer la garnison de Cao Bang, et une colonne française a été envoyée en renfort depuis le sud, mais le Viêt-minh a attaqué au milieu et éclaté ces deux colonnes. C’est un événement terrible d’un point de vue humain et militaire. Quel fil conducteur avez-vous suivi ? B. G. : Le film est construit autour de témoignages inédits de quelques soldats rescapés. Certains faisaient partie de la colonne Le Page qui quittait Cao Bang et d’autres de la colonne Charton qui montait vers le nord. Cela nous a permis de reconstituer les événements jour par jour, heure par heure. 7 000 soldats environ ont été engagés dans la bataille et, en quelques jours, 5 000 ont été tués, blessés ou faits prisonniers par le Viêt-minh. Aujourd’hui, ceux qui racontent l’histoire ont plus de 80 ans, mais, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce sont de très jeunes hommes qui s’ennuient un peu et ont envie d’aventure, d’exotisme et de romantisme. Ils partent pour cette guerre qui s’internationalise sans bien savoir où ils vont. Leurs récits, souvent émouvants, témoignent de leur jeunesse perdue en Indochine, où ils se retrouvent le jouet de cette grande histoire qui les dépasse.
  • L’armée française a d’ailleurs longtemps gardé le silence sur ce drame… B. G. : Avec le recul, on découvre la méconnaissance stratégique de l’état-major, qui a géré l’évacuation n’importe comment. Cela faisait déjà plus d’un an qu’on leur disait de quitter cette partie du Vietnam trop compliquée à tenir. Mais ils sont allés d’erreur en erreur. Ils n’ont pas compris que le Viêt-minh, entraîné et équipé, n’était plus en guérilla, mais était passé à une guerre conventionnelle. Leur suffisance les a perdus. On apprend aussi qu’à l’époque l’armée française est constituée d’une multitude de nationalités. Par ailleurs, l’opinion publique se fiche totalement de cette guerre lointaine, excepté le Parti communiste, qui supporte le Viêt-minh. Cette défaite française aura d’ailleurs été leur première grande victoire, préfigurant celle de Diên Biên Phu, avec à sa tête, déjà, le général Giap ! A quelles archives avez-vous eu accès ? B. G. : Je travaille beaucoup avec la photographie. Comme il n’existe pratiquement pas d’archives filmées sur cet événement, les photos permettent de remettre en scène la parole. Outre les images de l’armée, on a pu retrouver quelques plans d’amateurs. Et nous avons eu beaucoup recours à des cartes et des animations, qui permettent de suivre le déroulement et les mouvements de la bataille. Propos recueillis par Anne-Laure Fournier

Après le petit-déjeuner, visite des superbes grottes de Nguom Ngao, avant d’arriver aux fameuses chutes de Ban Gioc délimitant la frontière avec la Chine. Ces cascades sont probablement l’un des plus beaux paysages de la région (le niveau de l’eau varie beaucoup entre les saisons).

grottes de Nguom Ngao, et fameuses chutes de Ban Gioc

L’après-midi, retour vers Cao Bang et arrêt en chemin au village centenaire des forgerons de Phuc Sen.

 

(VOVworld) – Phuc Sen est une commune Nung de la province montagneuse de Cao Bang, au nord. Sa particularité: le métier de forgeron qui s’y transmet depuis des centaines d’années. Les Nung ont une façon qui leur est propre de pratiquer ce métier. Et la réputation de leurs produits ne s’est jamais démentie. A la découverte des ficelles de ce métier traditionnel. La commune de Phuc Sen est composée de 10 hameaux, dont 6 sont spécialisés dans le métier de forgeron. Couteaux, ciseaux, outils de production agricole… Les produits forgés à Phuc Sen s’arrachent dans la région depuis plusieurs générations. Autrefois, les forgerons étaient aussi agriculteurs, ils ne s’adonnaient à leur forge que pendant les vacances agricoles. Mais aujourd’hui, avec la raréfaction des terres et l’accroissement de la population, les travaux champêtres ne sont plus aussi accaparants. Du coup, les forges affichent complet presque tout au long de l’année. Et pendant la saison champêtre, l’offre n’arrive pas à satisfaire la demande. Selon Nong Luu Luyen, propriétaire d’une forge au hameau de Thanh Minh : « Les commandes sont nombreuses, elles viennent de différentes provinces. Il s’agit essentiellement de couteaux pour couper les os et la viande. Si le client ne peut pas venir chercher les produits ici, on les lui envoie par camion. »

M.Luyen ne cache pas sa fierté. « On ne peut trouver nulle part des couteaux aussi tranchants et aussi solides qu’à Phuc Sen », dit-il. En dépit d’une certaine monotonie dans la forme, les ustensiles agricoles de Phuc Sen convainquent par leur qualité exceptionnelle. « Je suis un client fidèle. Les produits d’ici sont de très bonne qualité et se vendent à merveille », confie Vu Dinh Chinh est un grossiste venu tout droit de la province de Bac Kan. « Depuis 2009, j’ai pu en revendre des milliers d’unités. Ce sont des couteaux, des marteaux, des faucilles et d’autres ustensiles agricoles. Ils s’écoulent dans l’ensemble du pays. Mes clients à moi, tous des paysans, sont satisfaits. Je suis moi-même mouleur, mais je dois reconnaître que les produits de Phuc Sen sont d’excellente qualité », a-t-il poursuivi. Selon Nong Van To, propriétaire d’une forge, si les gens de la plaine ont l’habitude de façonner leurs couteaux en commençant par le manche, les Nung, eux, font exactement l’inverse. Ce n’est qu’après avoir obtenu une lame conforme à leurs désirs qu’ils s’attaquent au manche. Pour les Nung, l’essentiel, c’est la qualité. Car si la forme peut être corrigée, la lame ne peut être faite qu’une seule fois. On ne peut pas la reforger. Pour apprendre ce métier, il faut avoir une bonne santé, des oreilles affûtées et des yeux aiguisés. Le métier de forgeron mobilise l’ensemble des sens. Le produit doit être dur mais pas rouverain, flexible mais pas mou, explique M.To : « Nos ancêtres nous ont transmis le savoir-faire professionnel mais aussi la sensibilité d’un artisan. Un néophyte ne saurait jamais juger de la qualité d’une lame au seul coup d’œil, comme nous. L’acier trempé de bonne qualité fait apparaître une lueur aux couleurs d’arc-en-ciel. Ce genre d’acier, c’est facile de l’aiguiser et de l’entretenir. »

Le secret du couteau tranchant de Phuc Sen réside dans le type d’acier utilisé. Il vient de ressorts de suspension de voitures d’occasion! Après avoir été coupé selon des mesures appropriées, l’acier est chauffé au rouge et minutieusement trempé avant d’être frappé à l’enclume. L’eau dans laquelle l’acier est trempé joue un rôle crucial. C’est de l’eau de chaux dans laquelle on met de la cendre de bois, mais attention, pas de n’importe quel bois! Il s’agit de bois de Lim, un grand arbre réputé pour sa solidité. Eh bien, la cendre de ce bois est mise dans l’eau de chaux, durant toute une nuit. Et le lendemain matin, on en soutire l’eau émergente pour tremper l’acier.

Ce perfectionnisme explique sans doute pourquoi les produits de Phuc Sen s’arrachent autant. Selon Vu Dinh Chinh, le grossiste que nous avons écouté tout à l’heure, tous les produits de Phuc Sen sont aussi parfaits les uns que les autres. Grand connaisseur, il a une façon pour le moins originale de tester si un couteau est tranchant ou pas : « Nous, les gens du métier, nous avons l’habitude de frotter la lame sur notre ongle. Si c’est fluide, le couteau est bon. L’important, c’est que le couteau ait une lame mince et homogène. L’eau dans laquelle on trempe l’acier est décisive pour la qualité du produit. » Modernisation oblige, les artisans de Phuc Sen ne se contentent plus de la notoriété naturelle de leurs produits, « à bon vin, point d’enseigne », comme auparavant. Ils commencent à faire attention à la promotion commerciale.

C’est le cas de Long Chien, propriétaire de la forge portant son nom. « Quelques uns des forgerons de notre commune sont partis pour faire la publicité de Phuc Sen dans toute la province. C’est nécessaire », estime Chien. « Depuis, le nombre de clients augmente. Les gens s’arrêtent pour acheter nos produits. Sans la promotion, les gens en plaine n’utiliseraient que des produits fabriqués là-bas. S’il y a quelques années, nos produits se vendaient lentement, aujourd’hui, on n’arrive plus à satisfaire toute la demande », ajoute-il. M.Chien fait savoir qu’auparavant, sa commune produisait également des veuglaires. A travers le temps, les produits locaux ont connu des changements pour mieux s’adapter à la vie moderne. Mais, selon M.Chien, il y a deux choses qui ne changent jamais, ou disons plutôt, qui ne font qu’accroître. Ce sont la qualité et la fierté que ressentent les habitants vis-à-vis du métier traditionnel que les ancêtres leur ont légué.

 

http://vovworld.vn/fr-ch/Culture-Vi...

Nuit à Cao Bang.

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